Le truc de Céline...

Soins des pieds


Que le cheval soit au champ ou au box, ses pieds ont besoin d’une attention quotidienne pour rester propres et sains.

Tout d’abord, attachez bien votre cheval afin qu’il ne puisse pas se sauver. Restez calme pour qu’il le soit lui-même. À ce moment, vous pouvez commencer l’inspection des pieds de votre cheval.

Laissez descendre votre main le long de sa jambe (avant-bras et canon) pour que votre cheval comprenne que vous lui demander de soulever son pied. N’y allez pas brusquement, car vous risquez de l’effrayer. La plupart des chevaux donnent leur pied facilement, dès que votre main atteint le paturon. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez pincer légèrement avec le pouce et l’index le tendon à l’arrière du canon, et si tout cela ne suffit toujours pas, vous pouvez vous appuyer sur son épaule pour le débalancer et transférer son poids sur l’autre jambe.

Une fois le pied dans votre main, prenez le cure-pied, penchez vous, mais ne vous mettez jamais à genou ou assis. Le cheval pourrait bouger brusquement et vous blesser. Curez calmement le pied pour enlever les saletés (boue, cailloux, crottin). Curez toujours des talons vers la pince, jamais le contraire, car vous risqueriez de coincer un caillou ou autre chose dans les lacunes latérales de la fourchette. Répétez aux quatre pieds.

On peut aussi procéder au lavage des pieds. Pour ce faire vous aurez besoin d’une brosse et d’un seau d’eau. Trempez la brosse dans l’eau et secouez-la pour enlever l’excédent d’eau, puis brossez l’intérieur du sabot dans le même sens que vous l’avez curé. Ne laissez pas l’eau s’infiltrer dans le talon car cela pourrait créer des crevasses. Puis brossez l’extérieur du sabot. Asséchez avec un linge sec.

Vous pouvez aussi appliquer une fine couche d’onguent pour pieds si votre cheval a les pieds secs. Le pinceau est le meilleur outil pour appliquer l’onguent. Enduisez l’intérieur et l’extérieur du sabot en faisant bien attention de ne pas en mettre sur les poils de la couronne. L’onguent pour pieds nourrit et régénère la corme. On en appliquera une fois ou deux par semaine tout au plus.

Rappelez-vous que les pieds de votre cheval doivent être aussi examinés régulièrement par un maréchal-ferrant. Idéalement toutes les 5 à 6 semaines (surtout s’il est ferré). Mais cela reste individuel à chaque cheval. Certains ont la corne qui pousse rapidement et d’autres peuvent attendre passablement plus longtemps (s’il est nu pied).

Si votre cheval se met à boiter subitement, plusieurs causes peuvent entrer en ligne de compte. Un caillou peut s’être logé dans les lacunes de la fourchette. Cela arrive parfois lorsque vous sentez soudain votre cheval trébucher. Descendez immédiatement et vérifiez. Si vous n’avez pas de cure-pieds sur vous, vous pouvez utiliser un doigt ou un petit bâton. (C’est une des raisons pour laquelle on suggère fortement d’apporter avec soi un cure-pied quand on part en randonnée à cheval.) Il peut aussi arriver qu’un cheval s’enfonce un clou dans le pied. Avant de chercher à le retirer, regardez sous quel angle il est entré, et à quelle profondeur. Il peut avoir touché une structure vitale s’il est planté dans le tiers arrière du pied ou dans la fourchette. Dans ce cas, appelez le vétérinaire. (voir "coup de sabot du vet)

Il peut aussi y avoir dégénérescence du la fourchette (pourriture de la fourchette ou Trush). Il est caractérisé par une suppuration malodorante. Une mauvaise hygiène et un manque de soins favorisent son apparition, tout comme un box sale. Les chevaux aux sabots blancs sont souvent plus sujets à cette dégénérescence. En cas de doute, faites appel a votre vétérinaire.

Finalement, la fourbure, qui est une inflammation des tissus vivants du pied, provient souvent de causes alimentaires. Le cheval souffre considérablement, est incapable de marcher sans grandes difficultés. Ses pieds sont anormalement chauds au toucher. La fourbure peut avoir des conséquences graves. Le vétérinaire doit en être immédiatement avertit.

Évidemment, ceci ne couvre pas toutes les causes de boiterie, étant donné que je voulais surtout m’attarder sur le soin quotidien et général des pieds.
Pourquoi le foin avant la moulée

Il y a longtemps j’ai lu quelque chose à propos de la nutrition de mon cheval qui m’a marquée pour toujours. Je vous fais pars de ma découverte.

Tout d’abord, il faut savoir ce que font les aliments (foin et grains) qui traversent le système digestif de votre cheval.

Qu’est-ce que la fibre? Elle sert de nourriture aux micro-organismes du système digestif. La fibre est la partie la moins digestible d’un aliment. Plus un aliment vieillit, plus le contenu en fibre augmente et l’énergie fournie diminue. Elle stimule la salivation et la mastication. La salive maintient le PH de l’estomac en neutralisant l’acidité de ce dernier.

En stimulant la salivation et la mastication, le foin permet à l’estomac de se tapisser de salive, ce qui sert d’effet tampon. Dans la salive se forme une enzyme qui aide à la digestion des grains. Ainsi tapissé, l’estomac est prêt à recevoir les grains qui fournissent un apport d’énergie concentré. L’estomac non tapissé qui recevrait des grains produirait plus d’acidité qui aurait pour effet d’augmenter le taux de stress de l’animal et rendrait moins efficace l’assimilation de nutriments contenus dans le grain.

Il est donc préférable de donner le foin avant le grain, soit environ 45 minutes avant. Attention à la suralimentation en grains car elle réduira la consommation en fourrage et ce dernier fournit les nutriments nécessaires pour optimiser la digestion des grains, donc son assimilation au maximum. Ceci évitera un stress alimentaire relié aux concentrés (moulée) pour un animal qui est de nature herbivore.
Routine ou variété
Merci à Éric qui m’a suggéré ce sujet de truc dans ma page ¨livre d’or¨. Ne vous gêner pas pour faire de même si le cœur vous en dit. Vous pouvez aussi passer par l’adresse électronique : info@ecuriecelinebrault.com pour me poser vos questions et faire vos suggestions.


Routine ou variété. Je dirais que tout dépend du sujet (cheval). Pour ce qui est de l’entraînement d’un jeune cheval, la routine a toujours sa place pour qu’il assimile bien les nouveaux exercices. Par contre, avec le cheval mature qui connaît la chanson et qui est sujet à l’anticipation, on devrait toujours varier les exercices, car il n’est pas souhaitable qu’un cheval prenne les décisions. Le cavalier doit être maître à bord. Ceci dit, je ne prône pas l’esclavage du cheval mais bien l’écoute de ce même cheval. Il doit être à l’écoute des demandes du cavalier.

Pour ce qui est de l’horaire habituelle, si on parle des heures de sorties, de l’entretient (pansage, curage de pieds…etc.), moments d’entraînement, je ne vois pas pourquoi on s’en tiendrait à un horaire fixe. Bien au contraire! Le cheval qui fait les mêmes choses, au même moment de la journée et de façon répété, aura probablement un sentiment d’insécurité le jour où vous briserez sa routine. Si l’heure à laquelle il est habitué arrive et que personne ne le sort, il peut frapper dans sa porte, tourner en rond, angoisser, du fait que sa routine est changée. Pour ces raisons, je préconise la variété. Attention, je ne parle pas du nombre d’heures d’entraînement. Si le cheval reçoit 5 heures d’entraînement par semaine, il serait bon qu’il les reçoit régulièrement, peu importe le moment de la journée et le jour de la semaine.

Et en ce qui a trait à tout ce qui touche la nutrition comme, les heures de repas, ration de foin et grains, heures passées au pâturage…etc., je préconise un horaire plutôt stable. Le système digestif du cheval étant fragile à des changements brusques, je pense que la routine est la meilleure chose à faire. Et même si vous avez à changer de marque de grain, de fournisseur de foin, ou tous autres changements, vous devriez y aller toujours graduellement. Exemple : le pâturage au printemps. Il ne faut pas mettre les chevaux au pâturage pendant des heures tout de suite en débutant. On doit y aller graduellement. 30 minutes le premier jour, puis 1 heure pour les 2 ou 3 jours suivants et ainsi de suite, pour en venir à le laisser la journée entière après une dizaine de jours. Comme ça, son système digestif aura le temps de s’adapter.

Voilà! J’espère avoir bien répondu aux questionnements d’Éric, et j’espère que cela vous aura aussi apporté quelques lumières.
A la prochaine chronique!
Confinement au boxe (à la stalle)
Tout d’abord, il faut bien comprendre que le confinement au boxe n’a rien de naturel pour un cheval. Se retrouver, debout durant de longues heures, sans dépense d’énergie, seul et la plupart du temps inoccupé peut faire en sorte que votre cheval développe des problèmes physiques et psychologiques sérieux. Revoyons la vie naturelle du cheval sauvage. Normalement, le cheval passera 12 à 16 heures par jour à brouter. Ceci dit, il n’est pas en position statique pour autant car il est continuellement en mouvement. Ces mouvements constants activent les fonctions digestives, circulatoires, respiratoires et éliminatoires. L’action de brouter aurait aussi un effet apaisant. Le cheval étant un animal grégaire, s’il est au pacage ou en enclos avec d’autres chevaux, aura un meilleur moral et par le fait même un meilleur appétit. S’il est seul, il serait bon de lui fournir un compagnon comme un autre cheval, une chèvre, etc. Le cheval confiné au boxe est souvent nourrit 2 ou 3 fois par jour. Même s’il est nourrit en petites quantités fréquentes, il ne peut dépenser cet apport énergétique aussi bien que le cheval qui est au pacage. Cela peut créer un débalancement de son activité digestive et c’est pourquoi ces mêmes chevaux sont plus souvent sujets aux coliques. Aussi, les mangeoires placées en hauteur sont à éviter. Il est préférable, et aussi plus naturel, que le cheval puisse manger la tête basse. Par contre, le foin devrait être placé dans une auge, évitant ainsi que le cheval respire la poussière de la litière et les fungus (champignons). À l’état sauvage, le cheval aurait le nez par terre 70% du temps. Voilà pour l’alimentation.



Coté psychologique maintenant. Lorsque l’environnement du cheval ne lui permet de brouter à sa faim, de sentir son estomac plein et d’échanger avec ses congénères parce qu’il est confiné au boxe, seul, il est possible qu’il subisse un stress ou une déprime. Alors commence les problèmes. Le cheval peut : gruger le bois, ruer dans les murs de son boxe, creuser des fossés, tourner en rond sans arrêt, se balancer (tic de l’ours), ou roter (tic aérophagique). Le rôt peut être un palliatif au manque de brouter. Le cheval rempli son estomac d’air. Le cheval qui gruge peut avoir manqué de foin à un moment quelconque. Le cheval qui rue ou se balance essaie tout simplement de brûler son surplus d’énergie. Un cheval malheureux peut devenir dépressif. Il restera debout, tête basse, affichant un air résigné, ne démontrant pas ou peu d’intérêt aux gens et même à sa nourriture. Là, vous n’avez plus une minute à perdre. La première chose serait de demander à votre vétérinaire d’examiner votre cheval pour vous assurer qu’il n’est pas malade. Puis, essayer de consacrer quelques minutes à votre cheval pour un petit entraînement (même 15 minutes suffisent pour le garder éveillé et énergique). Toutefois, si le temps vous manque, veillez à ce qu’il puisse sortir et se dégourdir, idéalement avec d’autres chevaux (qu’ils lui sont familiers), le plus souvent possible. Un bon pansage est aussi très important car il stimule sa circulation (il sera moins léthargique), active ses glandes olipores (huiles naturelles) et relaxe ses muscles. Vous aurez ainsi une chance d’améliorer la qualité de vie de votre cheval et votre communication avec lui. Il sentira ainsi que vous vous souciez de son bien être. En fait, le meilleur conseil que je puisse vous donner c’est : observez votre cheval, agissez avec votre bon sens, ne ménagez pas les efforts et tout cela, toujours dans l’intérêt de votre compagnon.



Biscuits pour cheval.
Gâterie de Flo !
(Et pourquoi pas pour vous!!)


INGREDIENTS :
-1 tasse de farine
-1 tasse de flocons d'avoine
-1 tasse de carottes râpées
-1/2 tasse de miel
-50ml d'eau
-2 cuillerées à soupe d'huile
-1 cuillerée à café de sel
-un peu de beurre pour la plaque
PREPARATION :
Mélanger tous les ingrédients jusqu'à obtenir une pate homogène. A l'aide de 2 cuillères à café, former des petites boules de pâte et les disposer sur une plaque à biscuit beurrée en les espaçant bien. Aplatir chaque boule à l'aide d'une fourchette enfarinée. Faire cuire tes cookies au four (350 F./ 175 C.) pour quinze à vingt minutes. Ils sont prêts lorsqu'ils ont une couleur bien dorée.
Votre cheval s’emballe en laisse.
Lorsque vous voulez mettre votre cheval au champ ou dans l’enclos, il est toujours pressé et quelques fois il peut même aller jusqu’à s’emballer. Rendez vous à la barrière et faites le entrer dans le champ ou l’enclos de reculons. Il est garanti qu’il ne se pressera pas . Répéter cette manœuvre pendant quelques jours puis réessayer d’entrer de façon normale. Si le cheval est calme, félicitez le puis relâchez-le.
Qualités primordiales
Le meilleur truc que n’importe quel entraîneur pourra vous donner ne représente rien si vous n’êtes pas armé d’une patience d’ange.
Les chevaux sont des animaux proies….donc nous sommes les prédateurs. Si nous les traitons durement et que nous sommes toujours pressés de les voir obéir, vaut mieux laisser tomber.
La douceur, la fermeté ne sont pas contradictoire.
Il faut agir de façon constante, douce, ferme, réfléchi et prendre le temps qu’il faut !!!
Donc, si vous n’avez pas de patience….de grâce….oubliez ça un poulain !
Un nouveau dans la horde
Un nouveau cheval se joint à votre écurie. Les chevaux sortent en groupe dehors et le nouveau venu n’est pas facilement accepté.
Essayer de fournir un enclos adjacent à celui des autres où vous pourrez mettre le petit nouveau.
Il pourra faire connaissance avec la troupe sans contact direct. Mettez-le en contact tous les jours jusqu’à ce qu’il ne représente plus une nouveauté pour les autres.
Ensuite, prenez un ou deux spécimen du groupe (les plus soumis) et sortez-les avec le nouveau pour une courte période de temps. Évidemment, la hiérarchie va s’établir entre eux.
Puis, le jour suivant, on l’intègre à tout le groupe. Le petit nouveau va probablement se retrouvé dans le bas de l’échelle hiérarchique du groupe, mais avec le temps, il prendra sa vraie place.
Consignes verbales
Vous voulez apprendre à votre poulain à respecter certaines consignes verbales. Exemple : " Doucement".
Si vous devez sortir votre cheval en hiver et que ce soit glissant à l’extérieur…profiter de cette situation pour lui enseigner le mot "Doucement".
Dis-le lui de façon ferme juste avant de sortir de l’écurie et laissez le aller. Dès qu’il sent que ça dérape sous ses pas, répétez-lui…"Doucement …Doucement".
Il associera ce mot à une bonne raison de vous obéir.
Médication par la bouche
Si votre cheval refuse de prendre le vermifuge (ou tout ce qui est administré par la bouche), lève la tête, et va jusqu’à se cabrer, un petit truc qui va vous aider.
Tous les jours, avant une activité agréable (sortie quotidienne, brossage ou gâterie) mettez-lui son licou et placer votre doigt dans sa bouche, à la commissure de ses lèvres. Vous pouvez agrémenter l’expérience avec un peu de mélasse sur votre doigt.
Répétez cette manœuvre aussi longtemps qu’il le faudra pour que votre cheval accepte de se laisser introduire le doigt dans la bouche sans résistance. Jusqu’à ce que ça devienne facile et naturel.
Je vous garanti que la prochaine fois que vous aurez à administrer quelque chose par la bouche, ça ira beaucoup mieux.
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